Personne n'est plus redoutable que celui qui n'a jamais de doutes.

Personne n'est plus redoutable que celui qui n'a jamais de doutes.


J'me tire !







# Posté le lundi 21 décembre 2009 12:06

Modifié le samedi 26 décembre 2009 09:54

J'avance dans l'hiver à force de printemps.

J'avance dans l'hiver à force de printemps.


You don't know me, you don't wear my chains ...

Ce matin j'ai besoin d'écrire. Pourquoi ? Parce que je suis heureuse. Plus ça va plus je me dis que j'ai une famille formidable, des amis formidables, et une vie bien pleine. J'ai toujours eu tout ce qu'il me fallait, mais j'arrive quand même à m'en plaindre. Et puis oui, il y a des moments où tout dérape, on perd des gens qu'on aime. Mais c'est comme ça, on y peut rien. Tout le monde change, les chemins se croisent et s'éloignent. Alors oui, je pourrais encore supportait ton ignorance un bon bout de temps, jusqu'au moment où nous nous oublieront totalement. Je serais assez forte pour ça.



# Posté le samedi 12 décembre 2009 04:20

Dans un coeur troublé par le souvenir, il n'y a pas de place pour l'espérance.

Dans un coeur troublé par le souvenir, il n'y a pas de place pour l'espérance.

Que c'est il passé ? Dis moi, qu'est ce que j'ai loupé, pour que du jour au lendemain, je ne sois pour toi qu'une inconnue ? C'est tellement facile de me glisser un "Je t'aime" en fin de journée, comme un en revoir. Tu m'aimes ? Peut être, mais il n'y a plus que ces quelques mots qui me le prouve. Je ne te vois plus, j'ai l'impression que tu m'échappes, comme de la fumée qu'on essaierait en vain d'attraper. Maintenant tu n'as plus que ton copain en tête, quand tu me vois, c'est simplement pour me parler de tous tes problèmes, tu vides ton sac, et tu t'en va. Moi, je dois supporter le poids de tes peines, pendant que toi tu vis, heureuse, sans moi. Je ne crois pas que tu sache à quel point j'en souffre. A chaque fois que tu t'éloigne de moi, c'est comme un trou béant dans ma poitrine. Tu le bouche par tes petits bouts de phrases, par tes messages. Mais j'y peux rien moi, si j'ai besoin d'un peu plus de physique, d'un peux plus de réalité dans notre amitié. Si tu veux m'oublier, dis le moi. Si tu ne veux pas, prouve moi le contraire.


# Posté le mercredi 09 décembre 2009 11:47

On croit au sang qui coule, et l'on doute des pleurs.

On croit au sang qui coule, et l'on doute des pleurs.
Je pense qu'entre nous tout est dit. Pourtant il est vrai que je m'obstine à te parler, à t'écrire, comme pour te montrer chaque instant un peu plus mon amour pour toi. Mais je n'ai malheureusement jamais réussie à trouver les mots pour te donner une définition de ce que tu représente à mes yeux. Je serais là pour toi tant que tu me laisseras être présente dans ta vie, j'espère donc pour encore bien longtemps. Tu as une valeur inestimable, et te savoir heureuse me rend heureuse, et dans le sens inverse. Tu es ma meilleure amie, et même si ce mot a perdue sa valeur au fil du temps, nous nous ne l'avons pas perdu. Je t'aime, comme personne ne peut t'aimer. Follement.


S'aimer comme nous deux... Moi j'y crois pas.

# Posté le vendredi 04 décembre 2009 12:31

Modifié le vendredi 04 décembre 2009 12:43

Il est doux de pleurer, il est doux de sourire Au souvenir des maux qu'on pourrait oublier.

Il est doux de pleurer, il est doux de sourire Au souvenir des maux qu'on pourrait oublier.
Cours te racheter une personnalité.




# Posté le mardi 01 décembre 2009 11:45

Modifié le mardi 15 décembre 2009 11:33

Il n'y a de vrai au monde que de déraisonner d'amour.

Il n'y a de vrai au monde que de déraisonner d'amour.
Le seul bien qui me reste au monde est d'avoir quelquefois pleurée.

J'espérais bien pleurer, mais je croyais souffrir, en osant te revoir, place à jamais sacrée, Ô la plus chère tombe et la plus ignorée, où dorme un souvenir ! Que redoutiez-vous donc de cette solitude, et pourquoi, mes amis, me preniez-vous la main, alors qu'une si douce et si vieille habitude me montrait ce chemin ? Les voilà, ces coteaux, ces bruyères fleuries, et ces pas argentins sur le sable muet, ces sentiers amoureux, remplis de causeries, où son bras m'enlaçait. Les voilà, ces sapins à la sombre verdure, cette gorge profonde aux nonchalants détours, ces sauvages amis, dont l'antique murmure a bercé mes beaux jours. Les voilà, ces buissons où toute ma jeunesse, comme un essaim d'oiseaux, chante au bruit de mes pas. Ah ! laissez-les couler, elles me sont bien chères, ces larmes que soulève un c½ur encore blessé ! Ne les essuyez pas, laissez sur mes paupières ce voile du passé ! Je ne viens point jeter un regret inutile dans l'écho de ces bois témoins de mon bonheur. Fière est cette forêt dans sa beauté tranquille, et fier aussi mon c½ur. Que celui-là se livre à des plaintes amères, qui s'agenouille et prie au tombeau d'un ami. Tout respire en ces lieux ; les fleurs des cimetières ne poussent point ici. Voyez ! la lune monte à travers ces ombrages. Ton regard tremble encore, belle reine des nuits ; Mais du sombre horizon déjà tu te dégages, et tu t'épanouis. Ainsi de cette terre, humide encore de pluie, sortent, sous tes rayons, tous les parfums du jour : Aussi calme, aussi pur, de mon âme attendrie sort mon ancien amour. Que sont-ils devenus, les chagrins de ma vie ? Tout ce qui m'a fait vieux est bien loin maintenant ; et rien qu'en regardant cette vallée amie je redeviens enfant. Ô puissance du temps ! ô légères années ! Vous emportez nos pleurs, nos cris et nos regrets ; Mais la pitié vous prend, et sur nos fleurs fanées vous ne marchez jamais. Tout mon c½ur te bénit, bonté consolatrice ! Je n'aurais jamais cru que l'on pût tant souffrir d'une telle blessure, et que sa cicatrice fût si douce à sentir. Loin de moi les vains mots, les frivoles pensées, des vulgaires douleurs linceul accoutumé, que viennent étaler sur leurs amours passées ceux qui n'ont point aimé ! En est-il donc moins vrai que la lumière existe, et faut-il l'oublier du moment qu'il fait nuit ? est-ce bien toi, grande âme immortellement triste, est-ce toi qui l'as dit ? Non, par ce pur flambeau dont la splendeur m'éclaire, ce blasphème vanté ne vient pas de ton c½ur. Un souvenir heureux est peut-être sur terre plus vrai que le bonheur. Dans ce passé perdu quand son âme se noie, sur ce miroir brisé lorsqu'il rêve en pleurant, tu lui dis qu'il se trompe, et que sa faible joie N'est qu'un affreux tourment ! Comment vivez-vous donc, étranges créatures ? Vous riez, vous chantez, vous marchez à grands pas ; Le ciel et sa beauté, le monde et ses souillures ne vous dérangent pas ; Mais, lorsque par hasard le destin vous ramène vers quelque monument d'un amour oublié, ce caillou vous arrête, et cela vous fait peine qu'il vous heurte le pied. Et vous criez alors que la vie est un songe ; Vous vous tordez les bras comme en vous réveillant, et vous trouvez fâcheux qu'un si joyeux mensonge ne dure qu'un instant. Malheureux ! cet instant où votre âme engourdie a secoué les fers qu'elle traîne ici-bas, ce fugitif instant fut toute votre vie ; Ne le regrettez pas ! Regrettez la torpeur qui vous cloue à la terre, vos agitations dans la fange et le sang, vos nuits sans espérance et vos jours sans lumière : C'est là qu'est le néant ! Oui, sans doute, tout meurt ; ce monde est un grand rêve, et le peu de bonheur qui nous vient en chemin, nous n'avons pas plus tôt ce roseau dans la main, que le vent nous l'enlève. Oui, les premiers baisers, oui, les premiers serments que deux êtres mortels échangèrent sur terre, ce fut au pied d'un arbre effeuillé par les vents, sur un roc en poussière. Tout mourait autour d'eux, l'oiseau dans le feuillage, la fleur entre leurs mains, l'insecte sous leurs pieds, la source desséchée où vacillait l'image de leurs traits oubliés ; Et sur tous ces débris joignant leurs mains d'argile, étourdis des éclairs d'un instant de plaisir, ils croyaient échapper à cet être immobile qui regarde mourir ! Insensés ! dit le sage. Heureux dit le poète. Et quels tristes amours as-tu donc dans le c½ur, si le bruit du torrent te trouble et t'inquiète, si le vent te fait peur? Mes yeux ont contemplé des objets plus funèbres que Juliette morte au fond de son tombeau, plus affreux que le toast à l'ange des ténèbres porté par Roméo. La foudre maintenant peut tomber sur ma tête : Jamais ce souvenir ne peut m'être arraché ! Comme le matelot brisé par la tempête, je m'y tiens attaché.


Oui j'ai pleuré, beaucoup même. On entendait mes larmes tomber sur le marbre, ce jour froid et pluvieux de printemps. Si silencieux. Qui aurait osé crier injuste ? Personne, bien sûr. C'est ainsi, on y peut plus rien maintenant. C'est trop tard. Aujourd'hui nous préférons pleurés, il n'y a plus que ça à faire. Ce recueillir, pleurer toutes les larmes de son corps, jusqu'à épuisement. Jusqu'à ce que l'éponge soit bien essorée. Mon seul bien dans toute cette histoire c'est de me dire que la douleur nous faits grandir.


# Posté le lundi 30 novembre 2009 12:08